C’est la première question qu’on nous pose, et c’est celle à laquelle le marché répond le plus mal. Entre les intégrateurs qui annoncent des projets à six chiffres et les plateformes no-code qui promettent tout pour 49 € par mois, difficile d’y voir clair. Voici les chiffres que nous pratiquons réellement.
Les fourchettes, sans détour
Le budget varie fortement selon la demande — c’est la seule réponse honnête. Mais elle se précise vite dès qu’on parle de périmètre :
Une automatisation ciblée démarre autour de 2 000 €. Un processus, une entrée, une sortie : router les emails entrants vers le bon service, extraire les données de factures reçues et les classer, générer un compte-rendu structuré après chaque rendez-vous. C’est le bon format pour un premier projet : le risque est faible et le résultat se mesure en semaines.
La plupart des premiers agents en production se situent entre 4 000 et 8 000 €. À ce niveau, l’agent gère un processus complet avec plusieurs intégrations : il lit vos emails, interroge votre CRM, prépare une réponse, la fait valider et met les systèmes à jour. C’est le cœur de notre activité.
Au-delà, on parle de projets multi-agents ou de processus critiques à fort volume — et là, oui, le devis se construit ligne par ligne, après cadrage.
Ce qui fait varier la facture
Trois facteurs, dans l’ordre d’impact :
Le nombre d’intégrations. Connecter un agent à Outlook coûte moins cher que le connecter à Outlook, HubSpot, Pennylane et un ERP maison. Chaque système ajoute de la connexion, des tests et des cas particuliers.
Le niveau de fiabilité exigé. Un agent qui prépare un brouillon validé par un humain est plus simple qu’un agent qui agit seul. La supervision humaine n’est pas une option de luxe : c’est un curseur qu’on règle ensemble, et il a un coût.
La qualité de vos données. Si vos informations sont éparpillées dans des fichiers Excel aux formats variables, une partie du budget passe à les fiabiliser. Ce travail-là reste acquis même si l’agent évolue.
Et après la mise en production ?
Le projet initial est au forfait. Ensuite, un contrat de maintenance mensuel couvre la supervision, les ajustements et les évolutions des modèles — dimensionné selon le périmètre effectif, pas un abonnement standard. Un agent sans maintenance est un agent qui se dégrade : les outils changent, les cas particuliers s’accumulent, les modèles évoluent.
Comment éviter de payer trop
Le piège classique : commencer trop gros. Un projet à 30 000 € qui automatise cinq processus d’un coup a toutes les chances de s’enliser. Notre recommandation est inverse : identifier le cas d’usage où le temps perdu est le plus visible, le mettre en production pour quelques milliers d’euros, mesurer, puis étendre. Le retour sur investissement du premier agent finance le deuxième.
Le cadrage initial est gratuit chez nous : trente minutes pour estimer si votre cas justifie un agent — et parfois la réponse honnête est non, un simple script ou un outil existant suffit. Parlons-en.